Les dieux étaient-ils des initiés ?

Les dieux étaient-ils des initiés ?

Les dieux étaient-ils des initiés ?

Quand les figures divines portent les marques des Mystères

La question choque, fascine, dérange :
et si les dieux n’étaient pas des créateurs tout-puissants, mais des êtres passés par l’initiation ?

À travers les mythes du monde entier, un constat s’impose à qui ose comparer sans préjugé : les dieux meurent, descendent, sont éprouvés, renaissent, transmettent un savoir, puis disparaissent.
Autrement dit, ils suivent… un parcours initiatique.

Hasard ? Mythe naïf ? Ou mémoire codée d’une vérité plus ancienne que les religions ?

Osiris : le dieu qui meurt comme un Maître

Impossible de commencer ailleurs qu’avec Osiris.
Roi juste, civilisateur, porteur de la Loi, il est assassiné, démembré, puis reconstitué et relevé grâce à Isis. Il ne revient pas gouverner le monde profane : il devient Seigneur de l’Au-delà, juge des âmes.

Osiris n’est pas un dieu lointain. Il est un homme devenu principe.

Son parcours correspond point par point à celui du Maître initié :

  • mort symbolique,

  • passage dans les ténèbres,

  • relèvement,

  • fonction spirituelle supérieure.

La Franc-Maçonnerie n’a rien inventé avec Hiram Abif : elle a transposé Osiris.

Énoch : l’initié qui ne meurt pas

Dans la tradition hébraïque, Énoch occupe une place singulière. Il ne meurt pas. Il est “pris par Dieu” après avoir marché avec Lui.

Les textes apocryphes le décrivent :

  • recevant la connaissance cosmique,

  • traversant les cieux,

  • devenant scribe divin.

Énoch est l’archétype de l’initié parvenu au terme du parcours, au point de franchir le seuil sans passer par la mort ordinaire.

Un privilège… ou l’aboutissement d’un travail ?

Melchisédek : le prêtre sans origine

Figure encore plus troublante : Melchisédek.
Sans généalogie, sans naissance ni mort connues, il est à la fois roi et prêtre, porteur d’un sacerdoce éternel.

Dans une lecture initiatique, Melchisédek n’est pas un individu historique ordinaire, mais une fonction, un degré d’être.

Il incarne l’initié parvenu à l’équilibre absolu entre pouvoir spirituel et autorité intérieure.

Quetzalcóatl : le dieu qui enseigne puis disparaît

En Mésoamérique, Quetzalcóatl n’est pas un conquérant.
Il enseigne l’agriculture, les arts, la loi, le calendrier. Puis, après une chute ou une épreuve, il s’exile volontairement, promettant un retour.

Encore une fois :

  • transmission du savoir,

  • retrait,

  • disparition dans l’Orient ou le ciel.

Le dieu n’est pas adoré pour sa puissance, mais pour ce qu’il a donné à l’humanité.

Un schéma universel troublant

Osiris, Énoch, Melchisédek, Quetzalcóatl…
Cultures différentes, continents éloignés, mais un même schéma :

  1. Un être exceptionnel apparaît

  2. Il apporte la Loi ou la Connaissance

  3. Il traverse une épreuve majeure

  4. Il meurt ou disparaît

  5. Il est transfiguré

  6. Il laisse un héritage initiatique

Ce n’est pas un mythe religieux.
C’est une structure initiatique universelle.

Les dieux comme “anciens Maîtres”

Et si les dieux étaient en réalité :

  • des initiés accomplis,

  • élevés au rang de principes,

  • mythifiés par les peuples,

  • transformés en figures divines avec le temps ?

La Franc-Maçonnerie ne parle pas de dieux au sens dogmatique. Elle parle de Maîtres, de Lumière, de transmission.

Dans cette perspective, les dieux ne sont pas créateurs du monde, mais révélateurs de l’ordre du monde.

Pourquoi cette idée dérange

Parce qu’elle renverse tout :

  • le sacré n’est plus inaccessible,

  • la divinité devient un devenir,

  • l’homme n’est plus soumis, mais appelé à s’élever.

Cette idée est explosive.
C’est pourquoi les religions dogmatiques ont figé les dieux, les ont rendus inatteignables, éternels, séparés.

Les Mystères, eux, disaient autre chose :

ce que l’un a atteint, d’autres peuvent l’atteindre.

La Franc-Maçonnerie : héritière de cette audace

La Franc-Maçonnerie n’affirme jamais que l’homme devient un dieu.
Elle affirme quelque chose de plus subtil — et plus dangereux :

l’homme peut se transformer radicalement.

Le Maître maçon n’est pas divin.
Mais il est réveillé.

Et c’est exactement ce que racontaient les anciens mythes… sous le masque des dieux.

Conclusion : les dieux comme mémoire initiatique

Les dieux n’étaient peut-être pas des créateurs descendus du ciel.
Ils étaient peut-être ce que l’humanité produit de plus élevé lorsqu’elle ose traverser les Mystères.

Les dieux meurent toujours.
Les initiés aussi.
Mais quelque chose en eux… survit.

Et si les mythes n’étaient pas des croyances, mais des archives codées de l’initiation humaine ?

Article de Seb∴  Rog∴

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