Horus, le Soleil royal : lecture maçonnique et initiatique d’un dieu fondateur

Horus, le Soleil royal : lecture maçonnique et initiatique d’un dieu fondateur

Temple of Horus: The Falcon God

Horus, le Soleil royal : lecture maçonnique et initiatique d’un dieu fondateur

Dans la tradition égyptienne, Horus n’est pas seulement un dieu antique parmi d’autres. Il est un principe solaire, un archétype de royauté sacrée et un modèle initiatique qui a profondément marqué l’imaginaire spirituel occidental. Pour un regard franc-maçon, Horus apparaît comme l’une des plus anciennes figures de ce que nous nommons aujourd’hui la Lumière, celle qui ordonne le monde, restaure l’équilibre et légitime l’autorité juste.

Horus et le culte solaire : la Lumière victorieuse

Horus est avant tout un dieu solaire et céleste. Son œil droit est le Soleil, source de vie, de chaleur et de clarté. Dans l’Égypte ancienne, le Soleil n’est pas un simple astre : il est le principe visible du divin, celui qui chaque matin triomphe des ténèbres.

Cette vision rejoint une intuition fondamentale de la franc-maçonnerie :
La Lumière n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se conquiert et se restaure.

Horus n’est pas un dieu immobile. Il combat, il chute, il est blessé, puis il renaît symboliquement plus fort. Le cycle solaire — lever, zénith, coucher, renaissance — structure son mythe comme il structure l’initiation.

Un dieu royal : Horus, modèle du pouvoir légitime

Dans l’Égypte pharaonique, le roi est l’Horus vivant sur Terre.
À la mort du souverain, celui-ci devient Osiris, roi du monde invisible, tandis que son successeur incarne le nouvel Horus.

Ce schéma est fondamentalement initiatique :

  • Osiris représente la mort, le sacrifice et la transmission,

  • Horus incarne la résurrection, la continuité et la légitimité retrouvée.

Pour un franc-maçon, cette alternance rappelle que toute autorité véritable repose sur une mort symbolique préalable, une mise à l’épreuve, avant l’élévation.

Isis, la mère vierge et la naissance d’Horus

Selon le mythe, Horus naît d’Isis, après la mort d’Osiris. Isis, par son art sacré, reconstitue le corps de son époux et conçoit Horus par une action divine.

Dans la lecture symbolique antique — et non biologique au sens moderne — Isis est dite vierge, car elle enfante sans union charnelle ordinaire. La naissance d’Horus est donc :

  • une naissance miraculeuse,

  • issue de la Lumière,

  • fruit d’un acte spirituel et non profane.

Cette idée de l’enfant solaire né d’une mère pure traversera les siècles et nourrira de nombreux mythes ultérieurs. Pour l’initié, elle signifie que la Lumière ne peut naître que d’un principe purifié.

Horus et les “douze” : une symbolique cosmique

Certains courants ésotériques anciens — et des lectures symboliques modernes — associent Horus à un cercle de douze figures ou puissances qui l’entourent. Il ne s’agit pas de disciples au sens historique, mais d’une structure cosmique :

  • les douze divisions du ciel,

  • les douze mois solaires,

  • les douze heures du jour et de la nuit,

  • plus tard, les douze signes du zodiaque.

Dans cette lecture, Horus est le centre solaire, entouré des forces qui organisent le temps et l’espace.
Cette symbolique du Un entouré des Douze se retrouvera plus tard dans de nombreuses traditions spirituelles.

Pour le franc-maçon, ce schéma évoque naturellement :

  • la Lumière centrale,

  • entourée des forces ordonnatrices,

  • au cœur d’un Temple symbolique structuré.

L’Œil d’Horus : voir après l’épreuve

Le mythe du combat entre Horus et Seth est essentiel. Horus y perd son œil gauche, avant qu’il ne soit restauré. Cet œil devient le Wedjat, l’Œil d’Horus.

Symboliquement, cela signifie :

  • on ne voit vraiment qu’après avoir été blessé,

  • la connaissance véritable est reconquise,

  • la Lumière est plus consciente après l’épreuve.

Dans une lecture maçonnique, l’Œil d’Horus est un œil initié, un regard qui ne se contente plus d’illuminer, mais qui comprend.

Horus et l’initiation : mourir pour régner

Le parcours d’Horus est profondément initiatique :

  1. Naissance cachée et protégée,

  2. Épreuve et combat contre le chaos,

  3. Blessure et perte,

  4. Restauration,

  5. Accession à la royauté légitime.

Ce chemin est celui de l’initié :

On ne devient roi de soi-même qu’après avoir affronté Seth, en soi.

Horus n’est donc pas seulement un dieu solaire : il est un archétype du Maître, celui qui a traversé la mort symbolique et qui peut désormais régner dans la Lumière.

Héritage initiatique et franc-maçonnerie

Sans être une filiation directe, le symbolisme d’Horus irrigue :

  • l’hermétisme,

  • les traditions initiatiques occidentales,

  • la franc-maçonnerie dite « égyptienne »,

  • et plus largement toute pensée fondée sur la Lumière, la mort symbolique et la régénération.

Horus rappelle que la Lumière n’est pas une abstraction morale, mais une réalité conquise, structurante, solaire et ordonnatrice.

Horus est bien plus qu’un dieu de l’Égypte antique.
Il est le Soleil victorieux, le roi légitime, l’enfant de la Lumière né d’un principe pur, entouré des forces cosmiques qui ordonnent le monde.

Pour le franc-maçon, Horus est une clé de lecture majeure :

Celle d’un pouvoir fondé non sur la force brute, mais sur la Lumière restaurée après l’épreuve.

Article de Seb∴  Rog∴

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