L’Égypte n’est pas un décor

L’Égypte n’est pas un décor

L’Égypte n’est pas un décor : c’est une mémoire.

Quand on prononce le mot Égypte, beaucoup imaginent des pyramides, des temples, des hiéroglyphes…
Mais pour ceux qui cheminent dans la voie initiatique, l’Égypte n’est pas un simple passé : c’est une mémoire vivante.
Une mémoire de pierre et de silence.
Une mémoire du Verbe, de la Lumière, de la transformation intérieure.
Car l’Égypte ne parle pas seulement de dieux anciens…
Elle parle de nous.
Osiris, ce n’est pas une légende : c’est le symbole de ce qui doit mourir en nous pour renaître.
Isis, ce n’est pas un mythe : c’est l’intelligence sacrée qui rassemble les fragments dispersés.
Maât, ce n’est pas une morale : c’est l’équilibre intérieur, la vérité juste, le poids réel de l’âme.
Et si les temples furent bâtis, ce n’était pas pour impressionner…
C’était pour élever.
Dans la tradition égyptienne, on n’entre pas dans la lumière par hasard :
on y entre après avoir accepté l’épreuve, le dépouillement, l’ombre…
Parce que ce n’est qu’en traversant la nuit que l’on comprend enfin la valeur de l’aube.
Voilà pourquoi la Franc-maçonnerie égyptienne n’imite pas l’Égypte.
Elle en prolonge l’esprit.
Elle rappelle que l’initiation est une remontée :
de la matière vers le sens,
du bruit vers le silence,
de l’ego vers le Temple intérieur.
Et si l’Égypte revient sans cesse dans notre imaginaire…
c’est peut-être parce qu’elle n’a jamais cessé de nous appeler.
L’Égypte n’est pas un décor… elle est un miroir.
Et dans ce miroir, chacun peut retrouver une part oubliée de lui-même.

Article de Seb∴  Rog∴

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